Les Galapagos, un archipel d’exception

 

A deux heures de vol du continent, l’archipel des Galapagos est une véritable réserve de faune et de flore. Parc National, Réserve marine et inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, les Galapagos font partie, pour nous, des immanquables de l’Amérique du Sud. 

 

 

Rattachés à l’Equateur, les Galapagos, archipel volcanique, se composent d’une quarantaine de terres dont 19 sont des îles, les autres n’étant que des îlots. Parmi les îles, 4 sont habitées : Isla Santa Cruz (15 000 hab.), Isla San Cristobal (5 500 hab.), Isla Isabela (2 000 hab.) et Isla Floreana (100 hab.).

Les travaux de Charles Darwin réalisés aux Galapagos et portant sur l’évolution des espèces ont fortement contribué à la renommée de l’archipel. Depuis 1959, territoire protégé, les Galapagos ont mis en place une politique environnementale forte de protection et conservation des écosystèmes dont de nombreuses espèces sont endémiques des Galapagos : tortues géantes, iguanes terrestres et marins, albatros, manchots, requins …

 

Nous avons profité des merveilles de ce territoire pendant 7 jours en nous rendant sur 2 îles : Santa Cruz et Isabela. Il est à noter que le coût de la vie et celui des activités aux Galapagos ont énormément augmenté depuis quelques années et qu’il est important d’en avoir conscience pour ne pas être frustré sur place.

Pour exemple, quand au début des années 2000 il était possible d’effectuer 2 plongées PADI pour 75$, aujourd’hui en 2015, il vous en coûtera plus du double.

Pour autant, il est possible de profiter pleinement des Galapagos avec un budget modéré, en se renseignant bien auprès des locaux.  C’est ce que nous avons fait et le spectacle était au RDV !

Isla Santa Cruz

C’est sur l’île de Baltra, située au nord de Santa Cruz que nous atterrissons. Après 15 min de car jusqu’au canal d’Itabaca, nous prenons un bateau taxi pour arriver sur l’île de Santa Cruz. Un autre bus nous attend pour 45 min de trajet afin de rejoindre la plus grande ville de l’archipel : Puerto Ayora. Petit port de pêche, Puerto Ayora est une cité balnéaire pleine de charme où l’on se sent tout de suite bien. Rien que de respirer l’air marin, on était aux anges !

Comme à chaque étape, nous nous lançons à la recherche d’une auberge et c’est chez Vilma, propriétaire de l’hostal Elizabeth, que nous posons nos sacs. D’un premier abord rustre et pas très aimable, Vilma est en fait une petite bonne femme d’une soixante dizaine d’année née aux Galapagos, très sympathique qui nous donne des bons filons pour visiter son île, que nous suivons avec plaisir :

  • Marché aux poissons : sans aller très loin, un spectacle étonnant nous attend là où nous ne pensions trouver que du poisson. De l’arrivée des pêcheurs jusqu’à la fermeture du marché, des clients bien particuliers viennent aussi faire leurs emplettes : entre les otaries, les pélicans et les frégates, on ne sait plus où regarder et on prend un plaisir à observer leur jeu de séduction pour espérer avoir un morceau de poisson tout frais sorti des filets !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Pelican Bay : Sur le port de la ville, on pourrait aussi rester des heures à contempler la valse des différents oiseaux dans le ciel (pélicans, frégates, fous aux pieds bleux, moqueurs…) qui guettent leurs proies avant de plonger bec dans l’eau à une vitesse folle pour les attraper, des tortues de mer qui pointent le bout de leur nez, des otaries à la poursuite des poissons, des crabes qui tentent coûte que coûte de s’accrocher où ils peuvent (rochers, ponton)… A la tombée de la nuit, après leur grosse journée, les otaries viennent passer leur nuit sur les bancs du ponton. Situation très étonnante et très drôle à regarder !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Station de recherche Charles Darwin : à quelques pas du centre-ville, on peut se balader dans le parc et observer les nurseries de tortues géantes des Galapagos, des iguanes terrestres, ou encore des iguanes marins sur les criques bordant la station. C’est aussi l’occasion de se renseigner sur les programmes environnementaux mis en place pour préserver faune et flore.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Tortuga Bay : ou la belle plage de sable blanc et extra fin où il fait bon se baigner ! La route pour y accéder vaut aussi le coup : balade entre les opuntias et la mangrove, on ne voit pas passer les 45 min de marche. La plage est accessible à des horaires précis puisqu’à la tombée de la nuit, les tortues de mer reviennent sur la plage où elles sont nées, pour à leur tour y déposer leurs œufs. Si l’on traverse toute la plage, on peut observer des dizaines et des dizaines d’iguanes marins (bébés et adultes) se dorer la pilule sur les roches volcaniques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Tour de Bahia : permet de faire un tour de la baie avec un guide naturaliste qui nous amène aux points clefs à voir : Playa de Los Perros pour voir les iguanes marins, Las Grietas, série de crevasses volcaniques formées par les coulées de lave. Une réserve d’eau s’y est formée contenant de l’eau de mer et des montagnes filtrée par la roche poreuse. 
  • Laguna las Ninfas : endroit calme et reposant dans Puerto Ayora pour se balader dans les mangroves.
  • Tunnel de lave : il y en a plusieurs aux Galapagos, nous avons visité celui « Del Amor ». Les tunnels de lave se sont formés avec les coulées de lave ayant refroidi à la surface mais continuant d’avancer sous la croute durcie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Calle de Kiosko : alors que les tarifs s’envolent dans tous les restaurants de la côte, on a adoré l’ambiance de la rue des petits kiosques pour manger « éco » le soir. Les tables s’installent sur la route, les barbecues immenses envoient des odeurs de poissons grillés, … A la carte, des plats équatoriens uniquement : meriendas, empanadas, poisson frais, jus de fruits … le pied !

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Isla Isabela

Après moult réflexions quant au choix de la seconde île que nous souhaitions visiter, c’est finalement un groupe de français quincagénaires, avec qui nous avons plongé, qui nous a aidés à prendre une décision en nous vantant les mérites d’Isabela !

Nous partons donc pour 2 jours sur l’île aux 6 volcans. A l’arrivée à Puerto Villamil après 2 heures agitées de speed boat, nous choisissons la petite auberge de Mother Fanny. Aussitôt arrivés, déjà repartis, ce dont nos amis de plongée nous ont parlé nous a mis l’eau à la bouche et on a hâte de découvrir tout ça !

  • Le port : là encore le spectacle est grandiose et encore plus que sur le port de Puerto Ayora. Des centaines d’oiseaux survolent le port à l’affût des poissons et plongent de concert à un rythme effréné, nous faisant assister à une véritable bataille navale ! Dans l’eau, le spectacle n’en est pas moins impressionnant, des colonies d’otaries et de pingouins s’amusent tout en gardant un œil sur leur futur repas. Pour les plus paresseuses d’entre elles, l’heure de la sieste a sonné et c’est sur le sable, les bancs ou les pontons, que les otaries s’installent. Vous pouvez poser votre serviette juste à côté d’elles, elles sont imperturbables ! Rien que pour tout ça, nous ne sommes pas déçus d’être venus à Isabela !

 

  • La Concha Perla : idéale pour faire du snorkeling et observer les petits poissons de toutes les couleurs, cette petite jetée collée au port nécessite pour s’y rendre, d’enjamber otaries et iguanes étalés en plein milieu du passage.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  • Plage : il serait dommage de ne pas profiter de l’eau turquoise et translucide et du sable blanc pour piquer une tête, se balader les pieds dans l’eau ou se reposer avec un bon bouquin !

 

 

 

 

 

  • El Muro de las lagrimas : Louez un vélo pour faire cette balade qui vous permet de croiser tortues géantes, iguanes, petites criques, mangroves… et guêpes (la jambe de Soso peut en témoigner) avant d’arriver au Mur des Larmes, haut de 25 mètres, construit par des prisonniers dans les années 50 et aujourd’hui classé monument historique.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour conclure sur les Galapagos, on peut dire que cette étape du voyage nous a profondément marqués, tant par la richesse des paysages que des espèces rencontrées. On ne peut qu’en tomber amoureux ! On mesure ici toute l’importance de la protection et la conservation de ce petit paradis sur Terre… à dupliquer autant que possible !

 

Un commentaire

  1. AC
    Trop mignons les copains!!!
    A vos commentaires ! 31 août 2015 at 21 h 13 min

A vos commentaires !