La Grande Muraille de Chine

Depuis tout petit, on en entend parler et on peut dire que cette Grande Muraille était l’objectif phare de notre séjour à Pékin. Nous avons souhaité nous rendre sur la partie la plus éloignée de Pékin (la Jingshanling) pour son côté plus sauvage et moins touristique. Quasiment seuls, avec un beau soleil et des parties enneigées, c’était tout simplement exceptionnel ! Un de nos meilleurs souvenirs en Chine !!

 

Pour y aller, un bus nous amène de Pékin à une station-service de Jingshanling puis nous avons le choix entre prendre un taxi ou marcher pour rejoindre la Muraille. Et devinez quoi ? Nous y allons à pied ! Et sans regrets puisque le chemin d’accès à cette période de l’année est superbe. Nous marchons sur des petits sentiers enneigés à travers la forêt, et au fur et à mesure où l’on avance, on aperçoit des parties de la Muraille à travers la cime des arbres. Nous montons les dernières marches du chemin d’accès et nous nous retrouvons enfin nez à nez avec cet ouvrage chargé d’histoire !

 

 

La Muraille de Chine, c’est quoi ?

De tous temps, chaque royaume de Chine a construit des fortifications pour se protéger des invasions barbares venues du Nord. Ce qu’on appelle aujourd’hui la Grande Muraille, c’est le résultat de la réunification de tous ces murs et fortifications.

La construction de la Grande Muraille de Chine s’est étendue sur 2 millénaires. Les premières réunifications ont débuté au IIIème siècle avant JC avec l’Empereur Qin Shin Huang (sous la dynastie Qin, première dynastie de l’Histoire de Chine). On notera qu’on doit également à cet empereur l’armée des soldats en terre cuite près de Xi’an (voir l’article). Les travaux se sont poursuivis jusqu’à la fin de la dynastie Ming au 17ème siècle dans le but de réunifier tous les pans de murs déjà existants.

Ces derniers sont composés en fonction de leur époque de construction de terre battue ou de tronçons maçonnés. La Muraille se compose de murs, de pistes cavalières, de tours de guet et d’abris. Des centaines de milliers d’ouvriers ont été affectés à sa construction. Les conditions de travail très pénibles au cours de ces 2000 ans, ont entrainées la mort d’un grand nombre d’entre eux ce qui lui vaut aujourd’hui d’être considérée comme le plus grand cimetière au monde. Une légende dit même que les corps des ouvriers morts à la tâche auraient servi de remblais.

Aujourd’hui, la Muraille s’étendrait sur 6700 km (avec une largeur allant de 5 à 7 mètres et une hauteur de 5 à 17 mètres), c’est ce chiffre qui est le plus souvent mentionné. Cependant, sa longueur originale serait évaluée à 21 000 km si l’on compte les tronçons ayant complètement disparus et où seules les fondations existent encore. Les parties de la muraille actuelle en bon état représenteraient moins de 10% de l’originale.

 

Pourquoi une Grande Muraille ?

La Grande Muraille, considérée aujourd’hui comme le plus grand ouvrage de génie militaire mondial, avait en effet comme objectif premier la défense de l’Empire contre des invasions barbares et donc de protéger la culture chinoise et ses habitants. Au final, au cours de son histoire, la Muraille de Chine a d’avantage servi de route pour le transport des hommes et des marchandises que de fortification défensive.

 

La Grande Muraille, tourisme chinois et tracas

Aujourd’hui, la Grande Muraille est l’attraction touristique qui attire le plus de visiteurs chaque année. Elle est désormais protégée par l’état chinois, afin de préserver ce monument historique des aléas du temps, du pillage de ses pierres pour la construction d’habitations et des touristes eux-mêmes… Et peut-être plus spécifiquement des touristes chinois…

Bien que nous ayons trouvé les chinois très accueillants, aidants et sympathiques, après 1 mois passé en Chine, on doit dire que le comportement des touristes chinois nous a souvent choqués. Souvent dénués de respect pour les lieux qu’ils visitent, ils ne respectent aucune consigne : ils fument lorsque c’est interdit, mégots et autres déchets sont jetés à même le sol alors qu’une poubelle se trouve à 2 pas (parc national ou non), parlent fort voir hurlent quand il est demandé de se taire, prennent des photos quand c’est interdit… Et leur attitude vis-à-vis des autres touristes est tout aussi détestable ! Ils se poussent les uns les autres, coupent les files d’attente sans gêne, crachent dans les bus et les trains, mettent leur stick d’appareil photo juste devant ton nez…

Nous nous sommes répétés souvent « c’est culturel, c’est culturel, c’est culturel » pour ne pas nous emporter, mais on a trouvé qu’il y avait un réel problème de respect chez les touristes chinois qu’on ne retrouve heureusement pas chez les chinois « de la vie de tous les jours » !

 

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